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CATEGORIES:Journées d’étude, Hors campus
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SUMMARY:Défaire le musée ou comment le recomposer
LOCATION:EnsadLab 
DESCRIPTION:Dans un contexte où le musée est l’objet de profondes remises en question, 
 cette journée propose d’explorer les possibilités de reconfiguration et de 
 recomposition de l'institution muséale  et d’interroger les manières dont e
 lle pourrait se reconstruire comme un espace à l’écoute et au service des t
 ransformations sociales. \nCette journée réunira des curateurs/curatrices, 
 artistes, historien.nes de l’art et anthropologues, pour interroger les déf
 is contemporains auxquels l’institution muséale est confrontée.\nElle est o
 rganisée par Francesca Cozzolino (enseignante-chercheure, EnsadLab/LESC), I
 nés Moreno (chercheure au CNAM-HT2S et doctorante EHESS/CRH) et Margareta v
 on Oswald (chercheure au Centre d’Études Avancées inherit. heritage in tran
 sformation, Humboldt-Universität de Berlin), dans le cadre de la Plateforme
  "Art, design et société" d’EnsadLab, laboratoire de recherche en art et en
  design de l’ École des Arts Décoratifs de Paris\nLieu : EnsadLab, Amphithé
 âtre Rodin, École des Arts Décoratifs, 31 rue d’Ulm, 75005, Paris\nProgramm
 e complet (images/Actu_2025/programme_journée_détude_Défaire_le_musée.p
 df)\nS’inscrire sur place : direction.recherche@ensad.fr (mailto:direction.
 recherche@ensad.fr)\nInscription en ligne : lien Zoom (https://tinyurl.com/
 ensadlab)\nARGUMENTAIRE\nSi le musée a, depuis sa naissance, été accompagné
  de nombreux questionnements, il s’est retrouvé ces dernières années au cen
 tre des débats critiques qui interrogent son histoire et ses récits, ses fo
 nctions et ses valeurs, ainsi que la portée de son rôle social en tant qu’i
 nstitution publique. L’institution muséale fait ainsi l’objet d’un question
 nement profond au sein de ses propres instances organisatrices, comme en té
 moignent les controverses autour de sa définition qui ont marqué les rencon
 tres de l’ICOM entre 2019-2022 (Etges et Dean, 2022). Institution structura
 nte de la modernité occidentale et intrinsèquement liée au projet colonial 
 (Mignolo, 2005 et Vázquez, 2018), le musée a été troublé par la remise en q
 uestion du statut des collections, leur conservation, classification et pré
 sentation et les systèmes de valeurs qui sous-tendent ces pratiques (Dahm, 
 Jacques et Müller, 2024).\nAujourd’hui, le musée semble traverser une crise
  systémique et structurelle où la convergence de différentes traditions cri
 tiques et, en particulier, des approches décoloniales, ont provoqué un prof
 ond bouleversement de ses fondements institutionnels. Les écosystèmes muséa
 ux semblent plus que jamais animés par une dynamique tensionnelle qui confr
 onte des tentatives d’ouverture et des résistances au changement. Ces proce
 ssus ont contribué à reconfigurer les discours et les pratiques autour de p
 roblématiques telles que la représentation inclusive, la réappropriation, l
 a reconnaissance, ou encore la restitution, tout en donnant une visibilité 
 nouvelle à ces questions sur l’arène publique ainsi que dans le monde scien
 tifique (Bodenstein et al. 2024). La montée en importance de ces débats se 
 manifeste aussi dans la mise en œuvre de plusieurs projets de recherche à é
 chelle européenne, souvent conçus et réalisés en collaboration avec des mus
 ées.\nCette situation s’inscrit dans un élan critique qui fait des musées e
 t d’autres lieux patrimoniaux (monuments, sites mémoriels, archives), les c
 ibles de revendications à travers de nouveaux modes d’action, souvent à for
 t impact médiatique. Ces mouvements critiques trouvent un écho dans la tran
 sformation des pratiques curatoriales. La notion de « curatorial » (Rogoff 
 et von Bismarck, 2012) et sa fortune critique, a permis d’élargir ces prati
 ques, à partir d’une approche explicitement processuelle et relationnelle q
 ui produit des connexions avec différents acteurs, constellations des savoi
 rs et cadres disciplinaires. La diversité des formats de contestation parti
 cipe à la restructuration majeure que subit l’institution muséale. Ces prat
 iques peuvent se situer dans des espaces centrales ou liminaires du musée, 
 parfois sous la forme d’interventions ou de modes de présence qui agissent 
 comme des intrusions (Hottin, Schoeni et Wendling, 2024). De plus, le « tou
 rnant social » et la dimension parfois activiste des pratiques curatoriales
  (Reilly 2018 ; Grindon 2023) a permis l’émergence de nouvelles formes d’in
 teraction avec ce qui se passe en dehors des murs du musée. D’une part, le 
 musée s’ouvre à l’effervescence des mobilisations sociales actuelles (en in
 tégrant ces questionnements, par exemple, dans des expositions temporaires)
 , de l’autre, des réseaux militants prennent le musée comme scène médiatiqu
 e pour y afficher leurs revendications. La portée des nouveaux enjeux criti
 ques qui affectent les musées est multiscalaire et englobe une diversité de
  positionnements, allant des perspectives réformistes aux demandes de trans
 formations concrètes, jusqu’aux appels au démantèlement, voire à l’abolitio
 n.\nPlus ou moins disruptives ou radicales, ces critiques s’enracinent dans
  une méfiance envers l’institution muséale et réclament de mettre en place 
 de politiques davantage participatives et démocratiques et de repenser de f
 açon structurelle son fonctionnement et ses modes d’organisation. Cet évent
 ail des postures critiques, dessine une situation où le risque d’impasse po
 usse certains des acteurs concernés (issus des mondes de l’art mais aussi d
 e la société civile) à essayer d’échapper à des logiques institutionnelles 
 en investissant d’autres lieux pour y inscrire leurs pratiques artistiques 
 et curatoriales. Ainsi, des espaces temporaires deviennent des plateformes 
 où déployer de nouvelles manières de créer des espaces de rencontre, d’autr
 es formes de valorisation des patrimoines, d’échange, de co-production et d
 e partage des connaissances et des savoirs.\nCette journée d’étude fait le 
 pari que dans ces temps troubles où certains acteurs visent à défaire le mu
 sée, il soit encore possible de le reconfigurer, voire de le recomposer pou
 r en faire un espace à l’écoute et au service des transformations sociales.
  Ainsi, nous proposons d’articuler cette journée de recherche autour de plu
 sieurs questions :\n\n - Quelles logiques déterminent ce que les musées con
 servent et transmettent, ce qu’ils choisissent de mettre en valeur (ou pas)
  et à travers quels dispositifs et quelles stratégies ?\n - Comment les mus
 ées et les institutions culturelles ou patrimoniales, particulièrement en F
 rance, entrent-ils en résonance (Mammana et von Oswald 2023) avec la sociét
 é ?\n - Quelle forme de muséologie radicale (Bishop, 2013) peut-on envisage
 r pour le musée de demain ?\n - Comment le musée participe à des processus 
 de réécriture de l’histoire et permet de faire résonner dans ses espaces de
 s enjeux décoloniaux (Vergès, 2023) ?\n - De quelle manière le musée peut a
 gir comme outil démocratique pour activer des chaînes de solidarités ?Cette
  journée d’étude s’intéresse particulièrement à la manière dont ce qui n’ét
 ait pas considéré comme patrimoine le devient (des enquêtes sur les patrimo
 ines industriels ou sur les archives issues de luttes militantes), aux rési
 stances et contradictions qui émergent de ces requalifications symboliques 
 ou matérielles, aux pratiques qui depuis d’autres domaines d’actions (parfo
 is militants, parfois citoyens) viennent impulser des nouvelles dynamiques 
 d’interactions entre musées et sociétés. Nous proposons ainsi d’identifier 
 et d’analyser des situations de rupture qui soulèvent la question du moment
  où l’institution muséale ne tient plus. Il s’agira ensuite de réfléchir au
 x limites et aux potentialités du musée, en convoquant des expériences issu
 es des cas concrets pour proposer des éléments de réponse à nos questions d
 e recherche.\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://www.lesc-cnrs.fr/images/fcozzolino/image_couverture_Jo
 urnée_8_avril.jpg" width="223" height="300" alt="image couverture Journée
  8 avril" style="margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" />D
 ans un contexte où le musée est l’objet de profondes remises en question, c
 ette journée propose d’explorer les possibilités de reconfiguration et de r
 ecomposition de l'institution muséale&nbsp; et d’interroger les manières do
 nt elle pourrait se reconstruire comme un espace à l’écoute et au service d
 es transformations sociales.&nbsp;</p><p>Cette journée réunira des curateur
 s/curatrices, artistes, historien.nes de l’art et anthropologues, pour inte
 rroger les défis contemporains auxquels l’institution muséale est confronté
 e.</p><p>Elle est organisée par <strong>Francesca Cozzolino</strong> (ensei
 gnante-chercheure, EnsadLab/LESC), <strong>Inés Moreno</strong> (chercheure
  au CNAM-HT2S et doctorante EHESS/CRH) et <strong>Margareta von Oswald</str
 ong> (chercheure au Centre d’Études Avancées <em>inherit. heritage in trans
 formation</em>, Humboldt-Universität de Berlin), dans le cadre de la Platef
 orme <strong>"Art, design et société"</strong> d’EnsadLab, laboratoire de r
 echerche en art et en design de l’ École des Arts Décoratifs de Paris</p><p
 ><strong>Lieu : EnsadLab, Amphithéâtre Rodin, École des Arts Décoratifs, 31
  rue d’Ulm, 75005, </strong><strong>Paris</strong></p><p><a href="https://w
 ww.lesc-cnrs.fr/images/Actu_2025/programme_journée_détude_Défaire_le_mus
 ée.pdf" target="_blank">Programme complet</a></p><p><strong>S’inscrire sur
  place : <a href="mailto:direction.recherche@ensad.fr">direction.recherche@
 ensad.fr</a></strong><strong><br /></strong><strong>Inscription en ligne :<
 /strong><a href="https://tinyurl.com/ensadlab"> <strong>lien Zoom</strong><
 /a></p><p>ARGUMENTAIRE</p><p>Si le musée a, depuis sa naissance, été accomp
 agné de nombreux questionnements, il s’est retrouvé ces dernières années au
  centre des débats critiques qui interrogent son histoire et ses récits, se
 s fonctions et ses valeurs, ainsi que la portée de son rôle social en tant 
 qu’institution publique. L’institution muséale fait ainsi l’objet d’un ques
 tionnement profond au sein de ses propres instances organisatrices, comme e
 n témoignent les controverses autour de sa définition qui ont marqué les re
 ncontres de l’ICOM entre 2019-2022 (Etges et Dean, 2022). Institution struc
 turante de la modernité occidentale et intrinsèquement liée au projet colon
 ial (Mignolo, 2005 et Vázquez, 2018), le musée a été troublé par la remise 
 en question du statut des collections, leur conservation, classification et
  présentation et les systèmes de valeurs qui sous-tendent ces pratiques (Da
 hm, Jacques et Müller, 2024).</p><p>Aujourd’hui, le musée semble traverser 
 une crise systémique et structurelle où la convergence de différentes tradi
 tions critiques et, en particulier, des approches décoloniales, ont provoqu
 é un profond bouleversement de ses fondements institutionnels. Les écosystè
 mes muséaux semblent plus que jamais animés par une dynamique tensionnelle 
 qui confronte des tentatives d’ouverture et des résistances au changement. 
 Ces processus ont contribué à reconfigurer les discours et les pratiques au
 tour de problématiques telles que la représentation inclusive, la réappropr
 iation, la reconnaissance, ou encore la restitution, tout en donnant une vi
 sibilité nouvelle à ces questions sur l’arène publique ainsi que dans le mo
 nde scientifique (Bodenstein et al. 2024). La montée en importance de ces d
 ébats se manifeste aussi dans la mise en œuvre de plusieurs projets de rech
 erche à échelle européenne, souvent conçus et réalisés en collaboration ave
 c des musées.</p><p>Cette situation s’inscrit dans un élan critique qui fai
 t des musées et d’autres lieux patrimoniaux (monuments, sites mémoriels, ar
 chives), les cibles de revendications à travers de nouveaux modes d’action,
  souvent à fort impact médiatique. Ces mouvements critiques trouvent un éch
 o dans la transformation des pratiques curatoriales. La notion de «&nbsp;cu
 ratorial&nbsp;» (Rogoff et von Bismarck, 2012) et sa fortune critique, a pe
 rmis d’élargir ces pratiques, à partir d’une approche explicitement process
 uelle et relationnelle qui produit des connexions avec différents acteurs, 
 constellations des savoirs et cadres disciplinaires. La diversité des forma
 ts de contestation participe à la restructuration majeure que subit l’insti
 tution muséale. Ces pratiques peuvent se situer dans des espaces centrales 
 ou liminaires du musée, parfois sous la forme d’interventions ou de modes d
 e présence qui agissent comme des intrusions (Hottin, Schoeni et Wendling, 
 2024). De plus, le «&nbsp;tournant social&nbsp;» et la dimension parfois ac
 tiviste des pratiques curatoriales (Reilly 2018&nbsp;; Grindon 2023) a perm
 is l’émergence de nouvelles formes d’interaction avec ce qui se passe en de
 hors des murs du musée. D’une part, le musée s’ouvre à l’effervescence des 
 mobilisations sociales actuelles (en intégrant ces questionnements, par exe
 mple, dans des expositions temporaires), de l’autre, des réseaux militants 
 prennent le musée comme scène médiatique pour y afficher leurs revendicatio
 ns. La portée des nouveaux enjeux critiques qui affectent les musées est mu
 ltiscalaire et englobe une diversité de positionnements, allant des perspec
 tives réformistes aux demandes de transformations concrètes, jusqu’aux appe
 ls au démantèlement, voire à l’abolition.</p><p>Plus ou moins disruptives o
 u radicales, ces critiques s’enracinent dans une méfiance envers l’institut
 ion muséale et réclament de mettre en place de politiques davantage partici
 patives et démocratiques et de repenser de façon structurelle son fonctionn
 ement et ses modes d’organisation. Cet éventail des postures critiques, des
 sine une situation où le risque d’impasse pousse certains des acteurs conce
 rnés (issus des mondes de l’art mais aussi de la société civile) à essayer 
 d’échapper à des logiques institutionnelles en investissant d’autres lieux 
 pour y inscrire leurs pratiques artistiques et curatoriales. Ainsi, des esp
 aces temporaires deviennent des plateformes où déployer de nouvelles manièr
 es de créer des espaces de rencontre, d’autres formes de valorisation des p
 atrimoines, d’échange, de co-production et de partage des connaissances et 
 des savoirs.</p><p>Cette journée d’étude fait le pari que dans ces temps tr
 oubles où certains acteurs visent à défaire le musée, il soit encore possib
 le de le reconfigurer, voire de le recomposer pour en faire un espace à l’é
 coute et au service des transformations sociales. Ainsi, nous proposons d’a
 rticuler cette journée de recherche autour de plusieurs questions&nbsp;:</p
 ><ul><li>Quelles logiques déterminent ce que les musées conservent et trans
 mettent, ce qu’ils choisissent de mettre en valeur (ou pas) et à travers qu
 els dispositifs et quelles stratégies&nbsp;?</li><li>Comment les musées et 
 les institutions culturelles ou patrimoniales, particulièrement en France, 
 entrent-ils en résonance (Mammana et von Oswald 2023) avec la société&nbsp;
 ?</li><li>Quelle forme de muséologie radicale (Bishop, 2013) peut-on envisa
 ger pour le musée de demain&nbsp;?</li><li>Comment le musée participe à des
  processus de réécriture de l’histoire et permet de faire résonner dans ses
  espaces des enjeux décoloniaux (Vergès, 2023) ?</li><li>De quelle manière 
 le musée peut agir comme outil démocratique pour activer des chaînes de sol
 idarités&nbsp;?</li></ul><p>Cette journée d’étude s’intéresse particulièrem
 ent à la manière dont ce qui n’était pas considéré comme patrimoine le devi
 ent (des enquêtes sur les patrimoines industriels ou sur les archives issue
 s de luttes militantes), aux résistances et contradictions qui émergent de 
 ces requalifications symboliques ou matérielles, aux pratiques qui depuis d
 ’autres domaines d’actions (parfois militants, parfois citoyens) viennent i
 mpulser des nouvelles dynamiques d’interactions entre musées et sociétés. N
 ous proposons ainsi d’identifier et d’analyser des situations de rupture qu
 i soulèvent la question du moment où l’institution muséale ne tient plus. I
 l s’agira ensuite de réfléchir aux limites et aux potentialités du musée, e
 n convoquant des expériences issues des cas concrets pour proposer des élém
 ents de réponse à nos questions de recherche.</p>
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