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CATEGORIES:Séminaire du CREM
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SUMMARY:Mettre en mouvement, tisser des liens : une anthropologie de deux scènes DJ à Accra (Ghana), Laure Carbonnel
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:Avec Laure Carbonnel\nAccra, capitale du Ghana, est considérée comme une vi
 lle cosmopolite ou afropolitaine, un hub culturel réputé pour ses festivals
  musicaux et sa vie nocturne, en particulier depuis 2019 déclarée « year of
  return », année du retour pour les personnes de la diaspora. On retrouve p
 lus généralement dans la ville une dynamique de création d’événements music
 aux et dansés, que je considère ici comme autant de lieux d’ancrage dans le
  parcours de circulation des personnes. Des Ghanéens (de retour ou sur le d
 épart) créent des plateformes et des événements pour diffuser leur propre i
 mage du continent; l’arrivée massive d’Ivoiriens ayant fui leur pays en 201
 0 ou encore le flux d’étudiant des pays voisins venant apprendre l’anglais,
  stimulent une vie nocturne francophone à Accra; le tourisme se déploie, ai
 nsi que les événements festifs.\nLa « musique connecte les gens », aiment à
  le dire plusieurs de mes interlocuteurs. Or il ne s’agit pas seulement de 
 musique, mais de rassemblements musicaux et dansés. Quelles formes de conne
 xions s’y créent ? Je m’intéresserai plus précisément au rôle des DJ dans l
 a création de ces espaces de convivialité où le sentiment de chez soi se te
 inte des différentes expériences de rencontres. Les DJ ont la particularité
  de puiser dans un vaste répertoire de musiques et d’effets, qu’ils ajusten
 t en fonction des lieux, des événements, du moment, et des personnes en pré
 sence. Même lorsqu’ils sont restreints à un genre musical et dansé particul
 ier, ils doivent néanmoins créer une ambiance appropriée, et toucher leurs 
 publics. À partir d’observation participante, de vidéos et d’entretiens réa
 lisés à Accra entre 2022 et 2023, je mettrai en perspective les formes de c
 onnexions créées par les DJ avec et entre les danseurs au sein de deux rése
 aux festifs différents : des DJ ghanéens qui jouent dans des scènes privilé
 giant l’electronic dance music et des DJ bénino-gabonais organisant notamme
 nt des soirées dites francophones dans la ville. Ces deux genres musicaux o
 nt en commun de se situer à la marge d’un réseau festif dit mainstream afro
 beat, et de s’insérer particulièrement dans les dynamiques de circulation e
 t d’ancrage des participants.\nLaure Carbonnel (https://cv.hal.science/laur
 e-carbonnel) est docteur en anthropologie (Université Paris Nanterre), affi
 liée au LACITO (UMR7107). Ses recherches menées principalement au Mali et e
 n France s’attachent à analyser la production d’événements festifs par des 
 acteurs culturels (bouffons rituels, entrepreneurs culturels, DJ). Elles po
 rtent à la fois sur les dimensions sensibles de l’événement (comme les dyna
 miques affectives), les formes de régulation des conduites (émotion morale,
  institution) et les processus de catégorisation. En 2022-2023, elle a mené
  une étude intitulée Moving together. From mobility between cities to dance
 floors in Accra (Ghana), au cours d’un séjour d’un an à Accra dans le cadre
  d’un senior fellowship au Merian Institute of Advanced Studies in Africa (
 https://www.ug.edu.gh/mias-africa/fellows/laure-carbonnel) (University of G
 hana).\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://www.lesc-cnrs.fr/images/vstoichita/Seminaire_Carbonnel
 _2023.jpg" width="350" height="176" alt="Seminaire Carbonnel 2023" style="m
 argin-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" />Avec <strong>Laure 
 Carbonnel</strong></p><p>Accra, capitale du Ghana, est considérée comme une
  ville cosmopolite ou afropolitaine, un hub culturel réputé pour ses festiv
 als musicaux et sa vie nocturne, en particulier depuis 2019 déclarée « year
  of return », année du retour pour les personnes de la diaspora. On retrouv
 e plus généralement dans la ville une dynamique de création d’événements mu
 sicaux et dansés, que je considère ici comme autant de lieux d’ancrage dans
  le parcours de circulation des personnes. Des Ghanéens (de retour ou sur l
 e départ) créent des plateformes et des événements pour diffuser leur propr
 e image du continent; l’arrivée massive d’Ivoiriens ayant fui leur pays en 
 2010 ou encore le flux d’étudiant des pays voisins venant apprendre l’angla
 is, stimulent une vie nocturne francophone à Accra; le tourisme se déploie,
  ainsi que les événements festifs.</p><p>La « musique connecte les gens », 
 aiment à le dire plusieurs de mes interlocuteurs. Or il ne s’agit pas seule
 ment de musique, mais de rassemblements musicaux et dansés. Quelles formes 
 de connexions s’y créent ? Je m’intéresserai plus précisément au rôle des D
 J dans la création de ces espaces de convivialité où le sentiment de chez s
 oi se teinte des différentes expériences de rencontres. Les DJ ont la parti
 cularité de puiser dans un vaste répertoire de musiques et d’effets, qu’ils
  ajustent en fonction des lieux, des événements, du moment, et des personne
 s en présence. Même lorsqu’ils sont restreints à un genre musical et dansé 
 particulier, ils doivent néanmoins créer une ambiance appropriée, et touche
 r leurs publics. À partir d’observation participante, de vidéos et d’entret
 iens réalisés à Accra entre 2022 et 2023, je mettrai en perspective les for
 mes de connexions créées par les DJ avec et entre les danseurs au sein de d
 eux réseaux festifs différents&nbsp;: des DJ ghanéens qui jouent dans des s
 cènes privilégiant <em>l’electronic dance music</em> et des DJ bénino-gabon
 ais organisant notamment des soirées dites francophones dans la ville. Ces 
 deux genres musicaux ont en commun de se situer à la marge d’un réseau fest
 if dit&nbsp;<em>mainstream</em> afrobeat, et de s’insérer particulièrement 
 dans les dynamiques de circulation et d’ancrage des participants.</p><p><a 
 href="https://cv.hal.science/laure-carbonnel" target="_blank" rel="noopener
 ">Laure Carbonnel</a> est docteur en anthropologie (Université Paris Nanter
 re), affiliée au LACITO (UMR7107). Ses recherches menées principalement au 
 Mali et en France s’attachent à analyser la production d’événements festifs
  par des acteurs culturels (bouffons rituels, entrepreneurs culturels, DJ).
  Elles portent à la fois sur les dimensions sensibles de l’événement (comme
  les dynamiques affectives), les formes de régulation des conduites (émotio
 n morale, institution) et les processus de catégorisation. En 2022-2023, el
 le a mené une étude intitulée <em>Moving together. </em><em>From mobility b
 etween cities to dancefloors in Accra (Ghana</em><strong><em>),</em></stron
 g> au cours d’un séjour d’un an à Accra dans le cadre d’un <em>senior fello
 wship</em> au <a href="https://www.ug.edu.gh/mias-africa/fellows/laure-carb
 onnel" target="_blank" rel="noopener">Merian Institute of Advanced Studies 
 in Africa</a> (University of Ghana).</p>
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