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CATEGORIES:Séminaire du CREM
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SUMMARY:Défier les masculinités   Perspectives croisées entre la scène black metal queer et la scène « tropicale » uruguayenne 
LOCATION:MSH Mondes (bât. Weber)\, salle 2 (RDC) - 200 avenue de la République\, Nan
 terre\, \, 92000\, 
DESCRIPTION:Séance coordonnée par Clara Biermann\nLes recherches explorant les musiques
  à travers les questions de genre, d'abord portées par la New Musicology, l
 es popular music studies puis la musicologie féministe et queer, irriguent 
 les nouveaux questionnements et perspectives sur les pratiques musicales. P
 lutôt centrés sur les musiques de tradition écrite et les musiques dites po
 pulaires, ces travaux ont montré la manière dont les discours sur les musiq
 ues mobilisent des représentations et imaginaires genrés pour en décrire le
 s structures musicales ou les caractéristiques esthétiques. Quels dialogues
  peuvent se construire avec l'ethnomusicologie, discipline ayant abordé, da
 ns les contextes socio-culturels les plus divers, la manière dont musique e
 t danse constituent des pratiques autant essentielles à la construction de 
 la différenciation sexuelle que propices aux débordements de ces assignatio
 ns ? Comment penser la capacité des pratiques musicales à questionner les r
 elations de pouvoir et à donner de l'agentivité à des sujets pris dans des 
 rapports de domination ?\nLes présentations de ce séminaire porteront sur l
 a scène black metal queer et le premier orchestre féminin de la música trop
 ical uruguayenne. Nous nous intéressons aux manières dont les artistes dépa
 ssent la binarité masculin/féminin et aux stratégies que les femmes et les 
 minorités de genre mettent en œuvre au sein de ces milieux androcentriques.
 \nL'étude croisée de ces deux univers musicaux contrastés permettra une réf
 lexion sur les relations esthétiques, sonores et performatives entre musiqu
 e et genre, entendu comme un rapport social, un ensemble de pratiques - son
 ores et motrices - et de représentations. Nous nous intéresserons à la mani
 ère dont ces deux genres musicaux mettent en scène des masculinités spécifi
 ques et aux façons dont les groupes queer et féministes en proposent des re
 significations, notamment à travers des transformations opérées dans la com
 position musicale et dans la performance. Sons, corps et mouvements y const
 ruisent des positionnements critiques, de nouvelles narrations et identific
 ations.\nCoordination scientifique :\nClara Biermann, MCF en ethnomusicolog
 ie à l’université Paris 8 - E.A Musidanse, en délégation au LESC-CREM. \n**
 ****\nAndrée Friaud\nDoctorante en musicologie à l'université Paris 8 - E.A
 . Musidanse \nÉtudier la création d'imaginaires et de représentations queer
  dans le black metal contemporain\nDepuis les années 1990 et l’émergence de
 s metal studies, des recherches universitaires ont analysé les emprunts du 
 metal aux performances et identités queer, tant sur le plan esthétique, sym
 bolique que musical. Le black metal semble, en revanche plutôt éloigné de c
 es considérations : ce genre musical s'est en effet forgé depuis les années
  80 une réputation de misanthropie et de nihilisme, mêlant anti-christianis
 me, mises en scènes morbides, textes racistes et flirt avec des idéologies 
 politiques fascisantes.\nPourtant, ces dernières années, des acteurs majeur
 s de la scène black metal, tant francophone qu’internationale, revendiquent
  un (ré)investissement du genre à travers la création de groupes, de labels
 , de collectifs organisant des concerts, ou encore de fanzines, mettant en 
 avant des identités queer.\nCette présentation analysera les conditions et 
 les modalités d'émergence de certains de ces discours, initiatives et repré
 sentations à travers l'analyse de productions visuelles et musicales d'arti
 stes queer de black metal. Nous aborderons notamment la mise en scène de fi
 gures mythologiques féminines et la sémiotique des vocalités du black metal
 , comme éléments participant à la constitution d'imaginaires progressistes,
  féministes et queer au sein de ce style musical.\nCrédits illustration : P
 ochette de l'album Transsatanizm, Biesy, 2020.\n*****\nClara Biermann\nMCF 
 en ethnomusicologie à l’université Paris 8 / E.A Musidanse\n« C'est comme s
 'en prendre à la Bible »\nDétournements et féminisation de la scène de la m
 úsica tropical uruguayenne\nCette présentation s’ouvrira sur un résumé de m
 on enquête ethnographique à Montevideo (novembre 2025-avril 2026) consacrée
  aux groupes musicaux exclusivement composés de femmes et de minorités de g
 enre, opérant depuis des styles musicaux et des positionnements variés, not
 amment du point de vue de l'engagement militant. Je me concentrerai ensuite
  sur Kumbiaracha, premier orchestre de música tropical entièrement féminin 
 d’Uruguay.\nEn suivant l'itinéraire d'une chanson intitulée Brindis por Pie
 rrot, depuis sa version originale composée par Jaime Roos (1985), considéré
  comme le « Dieu » de la musique populaire uruguayenne, jusqu'à la reprise 
 qu'en a faite Kumbiaracha, je montrerai la manière dont ce groupe s'est con
 fronté à des sons, des images et à un récit de la masculinité musicale en o
 pérant une forme de détournement.\nL'analyse cherchera à restituer les inte
 ntions dans les choix créatifs de cette reprise et les significations convo
 quées dans sa mise en performance (visuels, scénographie, corporalité et mo
 uvements, vocalités, choix stylistiques). Quels imaginaires sont convoqués,
  détournés et resignifiés et quelles revendications sont explicitées ? L'ét
 ude de cette chanson nous permettra d’ouvrir une réflexion sur le récit and
 rocentrique de l'histoire de la musique uruguayenne et de comprendre les co
 nflits liés aux rapports sociaux de genre qui traversent la scène musicale 
 contemporaine.\nPhoto : Concert de Kumbiaracha au Teatro de Verano, Montevi
 deo @Angelo Turra, 2025\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><strong>Séance coordonnée par Clara Biermann</strong></p><p>Les recherch
 es explorant les musiques à travers les questions de genre, d'abord portées
  par la <em>New Musicology</em>, les <em>popular music studies</em> puis la
  musicologie féministe et queer, irriguent les nouveaux questionnements et 
 perspectives sur les pratiques musicales. Plutôt centrés sur les musiques d
 e tradition écrite et les musiques dites populaires, ces travaux ont montré
  la manière dont les discours sur les musiques mobilisent des représentatio
 ns et imaginaires genrés pour en décrire les structures musicales ou les ca
 ractéristiques esthétiques. Quels dialogues peuvent se construire avec l'et
 hnomusicologie, discipline ayant abordé, dans les contextes socio-culturels
  les plus divers, la manière dont musique et danse constituent des pratique
 s autant essentielles à la construction de la différenciation sexuelle que 
 propices aux débordements de ces assignations&nbsp;? Comment penser la capa
 cité des pratiques musicales à questionner les relations de pouvoir et à do
 nner de l'agentivité à des sujets pris dans des rapports de domination ?</p
 ><p>Les présentations de ce séminaire porteront sur la scène <em>black meta
 l</em> <em>queer</em> et le premier orchestre féminin de la <em>música trop
 ical</em><strong> </strong>uruguayenne. Nous nous intéressons aux manières 
 dont les artistes dépassent la binarité masculin/féminin et aux stratégies 
 que les femmes et les minorités de genre mettent en œuvre au sein de ces mi
 lieux androcentriques.</p><p>L'étude croisée de ces deux univers musicaux c
 ontrastés permettra une réflexion sur les relations esthétiques, sonores et
  performatives entre musique et genre, entendu comme un rapport social, un 
 ensemble de pratiques - sonores et motrices - et de représentations. Nous n
 ous intéresserons à la manière dont ces deux genres musicaux mettent en scè
 ne des masculinités spécifiques et aux façons dont les groupes <em>queer</e
 m> et féministes en proposent des resignifications, notamment à travers des
  transformations opérées dans la composition musicale et dans la performanc
 e. Sons, corps et mouvements y construisent des positionnements critiques, 
 de nouvelles narrations et identifications.</p><p>Coordination scientifique
  :</p><p>Clara Biermann, MCF en ethnomusicologie à l’université Paris 8&nbs
 p;-&nbsp;E.A Musidanse, en délégation au LESC-CREM.&nbsp;</p><p>******</p><
 p><strong><img src="https://www.lesc-cnrs.fr/images/vstoichita/Biesy_Transs
 atanizm.jpg" width="250" height="250" alt="Biesy Transsatanizm" style="marg
 in-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" />Andrée Friaud</strong>
 </p><p><strong>Doctorante </strong><strong>en musicologie à l'université Pa
 ris 8&nbsp;-&nbsp;E.A. Musidanse </strong></p><p><em><strong>Étudier la cré
 ation d'imaginaires et de représentations </strong></em><em><strong>queer</
 strong></em><em><strong> dans le </strong></em><em><strong>black metal</str
 ong></em><em><strong> contemporain</strong></em></p><p>Depuis les années 19
 90 et l’émergence des <em>metal studies</em>, des recherches universitaires
  ont analysé les emprunts du <em>metal</em> aux performances et identités <
 em>queer</em>, tant sur le plan esthétique, symbolique que musical. Le <em>
 black metal</em> semble, en revanche plutôt éloigné de ces considérations :
  ce genre musical s'est en effet forgé depuis les années 80 une réputation 
 de misanthropie et de nihilisme, mêlant anti-christianisme, mises en scènes
  morbides, textes racistes et flirt avec des idéologies politiques fascisan
 tes.</p><p>Pourtant, ces dernières années, des acteurs majeurs de la scène 
 <em>black metal</em>, tant francophone qu’internationale, revendiquent un (
 ré)investissement du genre à travers la création de groupes, de labels, de 
 collectifs organisant des concerts, ou encore de fanzines, mettant en avant
  des identités <em>queer</em>.</p><p>Cette présentation analysera les condi
 tions et les modalités d'émergence de certains de ces discours, initiatives
  et représentations à travers l'analyse de productions visuelles et musical
 es d'artistes <em>queer</em> de <em>black metal</em>. Nous aborderons notam
 ment la mise en scène de figures mythologiques féminines et la sémiotique d
 es vocalités du <em>black metal</em>, comme éléments participant à la const
 itution d'imaginaires progressistes, féministes et <em>queer</em> au sein d
 e ce style musical.</p><p>Crédits illustration : Pochette de l'album <em>Tr
 anssatanizm</em>, Biesy, 2020.</p><p>*****</p><p><strong><img src="https://
 www.lesc-cnrs.fr/images/vstoichita/Photo_séminaire_CREM_Biermann.jpg" widt
 h="250" height="375" alt="Photo séminaire CREM Biermann" style="margin-rig
 ht: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" />Clara Biermann</strong></p><
 p><strong>MCF en ethnomusicologie à l’université Paris 8 / E.A Musidanse</s
 trong></p><p><em><strong>«&nbsp;C'est comme s'en prendre à la Bible&nbsp;»<
 /strong></em></p><p><em><strong>Détournements et féminisation de la scène d
 e la música tropical uruguayenne</strong></em></p><p>Cette présentation s’o
 uvrira sur un résumé de mon enquête ethnographique à Montevideo (novembre 2
 025-avril 2026) consacrée aux groupes musicaux exclusivement composés de fe
 mmes et de minorités de genre, opérant depuis des styles musicaux et des po
 sitionnements variés, notamment du point de vue de l'engagement militant. J
 e me concentrerai ensuite sur Kumbiaracha, premier orchestre de <em>música 
 tropical </em>entièrement féminin d’Uruguay.</p><p>En suivant l'itinéraire 
 d'une chanson intitulée <em>Brindis por Pierrot</em>, depuis sa version ori
 ginale composée par Jaime Roos (1985), considéré comme le «&nbsp;Dieu&nbsp;
 » de la musique populaire uruguayenne, jusqu'à la reprise qu'en a faite Kum
 biaracha, je montrerai la manière dont ce groupe s'est confronté à des sons
 , des images et à un récit de la masculinité musicale en opérant une forme 
 de détournement.</p><p>L'analyse cherchera à restituer les intentions dans 
 les choix créatifs de cette reprise et les significations convoquées dans s
 a mise en performance (visuels, scénographie, corporalité et mouvements, vo
 calités, choix stylistiques). Quels imaginaires sont convoqués, détournés e
 t resignifiés et quelles revendications sont explicitées&nbsp;? L'étude de 
 cette chanson nous permettra d’ouvrir une réflexion sur le récit androcentr
 ique de l'histoire de la musique uruguayenne et de comprendre les conflits 
 liés aux rapports sociaux de genre qui traversent la scène musicale contemp
 oraine.</p><p>Photo&nbsp;: Concert de Kumbiaracha au Teatro de Verano, Mont
 evideo @Angelo Turra, 2025</p>
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