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SUMMARY:Cosmopolitiques de la parole : remarques à partir des basses terres d’Amérique du Sud, Renato Sztutman (Univ. de São Paulo)
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage)
DESCRIPTION:\nEn ce qui concerne la place politique de la parole, de nombreux auteurs o
 nt mis en opposition, dans les basses terres d’Amérique du Sud, deux modes 
 ou genres discursifs : les « discours de chef » – lorsqu’un dirigeant ou si
 mplement un aîné prononce un discours sur un ton de « conseil » – et les « 
 conversations de chefs » (ou dialogues cérémoniels), qui se déroulent dans 
 le cadre d’événements intercommunautaires, à caractère festif et diplomatiq
 ue. D’un côté, un chef communautaire s’adressant à ses suiveurs, ce qui se 
 déroule dans un contexte d’asymétrie ; de l’autre, une rencontre diplomatiq
 ue entre chefs, qui se déroule sous le signe de la symétrie ou de la symétr
 isation. (On sait que ces événements dépassent les limites du linguistique 
 pour s’étendre au domaine de la voix et du geste. On sait également que la 
 « parole » en question ne peut être envisagée en dehors d’une métaphysique 
 qui contredit la séparation entre le langage et le monde.) Je compte revisi
 ter ce contraste à la lumière de la question suivante : de quelle manière c
 es modes discursifs contribuent-ils à une politique de la multiplicité, c’e
 st-à-dire à une manière de produire des alliances et des collectifs opposés
  à la centralisation et à la coercition ? Et encore : comment ces modes s’a
 ctualisent-ils – se transforment-ils de manière créative – lorsqu’on passe 
 à un scénario de négociations avec les politiques publiques et avec l’État 
 non-autochtone ? Pour ce faire, je m’appuierai sur différentes théories eth
 nographiques proposées au cours des dernières décennies par l’ethnologie am
 éricaniste, qui inclut de plus en plus d’auteurs autochtones.\nPhotographie
  : Ararapï Trumai "conseille" (amal) ses co-villageois au moment de débuter
  l'organisation d'un hopep. Brésil, Mato Grosso, TI Capoti/Jarina, Aldeia W
 aniwani. Photographie E. de Vienne\n\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><img src="https://www.lesc-cnrs.f
 r/images/vhirtzel/Séminaire_Erea/Séminaire_Stutzman2.jpg" width="517" heigh
 t="689" alt="Séminaire Stutzman2" style="margin-right: 10px; margin-bottom:
  10px; float: left;" /></p><p dir="ltr" style="text-align: left;">En ce qui
  concerne la place politique de la parole, de nombreux auteurs ont mis en o
 pposition, dans les basses terres d’Amérique du Sud, deux modes ou genres d
 iscursifs : les « discours de chef » – lorsqu’un dirigeant ou simplement un
  aîné prononce un discours sur un ton de « conseil » – et les « conversatio
 ns de chefs » (ou dialogues cérémoniels), qui se déroulent dans le cadre d’
 événements intercommunautaires, à caractère festif et diplomatique. D’un cô
 té, un chef communautaire s’adressant à ses suiveurs, ce qui se déroule dan
 s un contexte d’asymétrie ; de l’autre, une rencontre diplomatique entre ch
 efs, qui se déroule sous le signe de la symétrie ou de la symétrisation. (O
 n sait que ces événements dépassent les limites du linguistique pour s’éten
 dre au domaine de la voix et du geste. On sait également que la « parole » 
 en question ne peut être envisagée en dehors d’une métaphysique qui contred
 it la séparation entre le langage et le monde.) Je compte revisiter ce cont
 raste à la lumière de la question suivante : de quelle manière ces modes di
 scursifs contribuent-ils à une politique de la multiplicité, c’est-à-dire à
  une manière de produire des alliances et des collectifs opposés à la centr
 alisation et à la coercition ? Et encore : comment ces modes s’actualisent-
 ils – se transforment-ils de manière créative – lorsqu’on passe à un scénar
 io de négociations avec les politiques publiques et avec l’État non-autocht
 one ? Pour ce faire, je m’appuierai sur différentes théories ethnographique
 s proposées au cours des dernières décennies par l’ethnologie américaniste,
  qui inclut de plus en plus d’auteurs autochtones.</p><p><strong>Photograph
 ie</strong> : Ararapï&nbsp;Trumai "conseille" (<i>amal)&nbsp;</i>ses co-vil
 lageois au moment de débuter l'organisation d'un <i>hopep</i>. Brésil, Mato
  Grosso, TI Capoti/Jarina, Aldeia Waniwani. Photographie E. de Vienne</p><p
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