Publication
Orée du jour, lisières de la nuit… Variations en anthropologie (&) linguistique offertes à Aurore Monod Becquelin – vol. II
Présentation
Orée du jour, lisières de la nuit constitue le second volume du diptyque réunissant un ensemble pluridisciplinaire de travaux consacrés aux langues et discours d’Amazonie et du monde maya, ainsi qu’à la notion de frontière épaisse et à l’anthropologie de la nuit. Les contributeurs, spécialistes reconnus, s’inspirent ainsi de l’œuvre de la dédicataire de l’ouvrage, Aurore Monod Becquelin, figure pionnière de l’anthropologie américaniste et cheville ouvrière du développement de l’ethnolinguistique en France.
À partir d’une plus grande diversité de terrains, le second volume nourrit la réflexion sur la frontière épaisse, perçue comme un espace de transitions hétérogènes et productives de sens, une notion susceptible d’éclairer les dynamiques d’espaces, de temps, d’états de la vie ou encore de savoirs. Ce concept est mis en œuvre à travers les états de guerre et de paix, des études sur le territoire, les cosmologies inversées ou encore les expressions du visible et de l’invisible. Le second volume embraye sur l’anthropologie de la nocturnité, pour explorer la nuit non comme simple alternance diurne, mais comme lieu de propriétés spécifiques, parfois débordant dans le jour. Qu’il s’agisse de chamanes de l’obscurité, de pratiques hypnotiques, de guerriers nocturnes ou encore de saintes en voie de métamorphose, les analyses interrogent les effets profonds de la nocturnité. Le recueil est enrichi par des interludes ludiques, poétiques, graphiques et musicaux.
Contributeurs : J.-P. Desclés, M. de Fornel, P. Déléage, Ch. Andrieu, Ch. Arnauld, N. Revel, G. Augustins, J. Galinier, P. Pitrou, E. Grimaud, E. Désveaux, A. Helmlinger, P. Bonnemère, Ph. Nondédéo, B. Lortat-Jacob, A. Molinié, M. Manca, G. Knox
Sommaire
VOL. II : Orée du jour, lisières de la nuit...
Valentina Vapnarsky, Philippe Erikson, Marie Chosson et Emmanuel de Vienne,
« Sur la piste du clair-obscur : frontières et nocturnité » (p. 11).
Troisième partie : Frontières
Jean-Pierre Desclés,
« La guerre de Troie n’aura pas lieu. Vers une analyse quasi topologique » (p. 25)
Michel de Fornel,
« L’autre invisible : de quelques usages de la deixis spatiale en malgache » (p. 59)
Pierre Déléage,
« Nous vivons à l’intérieur ! » (p. 79)
Chloé Andrieu,
« Dans l’épaisseur de la frontière : les relations hautes terres-basses terres mayas et leurs traces » (p. 91)
M. Charlotte Arnauld,
« “La diferencia es igual” » : lieux de frontière dans la Sierra de Chuacús, Guatemala » (p. 101)
Nicole Revel,
« Voyages en mer en quelques couplets. Archipels de Palawan, Sulu, Tawi-Tawi et Sabah » (p. 119)
(Interlude) Georges Augustins,
« Imprévu électoral » (p. 147)
Quatrième partie : Nocturnités
Salomon, « Variations à partir du Cantique des cantiques (6:10) » (p. 151)
Jacques Galinier,
« L’inframonde est une scène. Aurore, le Barde, au cœur de la nuit otomi » (p. 153)
Perig Pitrou,
« Dialogues rituels jusqu’au bout de la nuit : Aurore » (p. 159)
Emmanuel Grimaud,
« Vertige sur fond noir. Essai de vertigologie » (p. 167)
Emmanuel Désveaux,
« Square dances au solstice d’hiver ou la résurrection de la nuit sans fin » (p. 185)
Aurélie Helmlinger,
« À propos de Midnight Robbers. Un art de la fanfaronnade à Trinidad & Tobago » (p. 201)
Pascale Bonnemère,
« Une femme, la nuit, voit des ennemis remonter la rivière… Ou comment les récits du passé des Ankave (Papouasie-Nouvelle-Guinée) remontent à la surface » (p. 235)
Philippe Nondédéo,
« La nocturnité et la guerre chez les Mayas. Retour sur un événement central de l’histoire politique de la période classique » (p. 249)
Bernard Lortat-Jacob,
« Pétromax 500 : Lux et volupté (Haut Atlas, Maroc) » (p. 259)
Philippe Erikson,
« Fiat Lux(e). Quelques flashs sur l’introduction de la lumière artificielle chez les Matis (Amazonas, Brésil) » (p. 267)
Antoinette Molinié,
« Du crépuscule à l’aurore. Les métamorphoses de la Virgen del Rocío (Andalousie) » (p. 279)
Maria Manca,
« Se faire jour dans la nuit. Épiphanie d’un poète (Irgoli, Sardaigne) » (p. 297)
(Postlude) Garth Knox,
« Nocturne pour l’aurore » (p. 307)